Recouvrer et conserver la santé

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Recouvrer et conserver la santé : un esprit sain dans un corps sain.


3 questions à … Jean LÉO,

Médecin généraliste, auteur de

Docteur, vous me soignez mal !

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La médecine allopathique moderne permet-elle de conserver un esprit sain dans un corps sain ?

 

Il faudrait pour cela arriver à définir ce qu’est un esprit sain… Ces deux notions sont tout à fait interdépendantes. Il est évident qu’un esprit préoccupé par la maladie ne peut pas être sain. Il faut donc entretenir le corps pour que l’esprit puisse s’exprimer. Mais il est également vrai qu’un esprit sain, c’est-à-dire libre de penser, conscient des conditionnements que la société lui impose est également nécessaire à une bonne santé. En effet, c’est en étant conscient que son corps est un capital qui s’entretient que l’on parvient à rester en bonne santé. En ce qui concerne la médecine moderne, on peut dire qu’elle agit comme palliatif. Pour simplifier, elle fonctionne sur le principe que si j’ai telle maladie ou symptôme, en prenant tel type de médicament, je vais guérir. Ca n’est pas une mauvaise chose, car bien sûr, quand il y a le feu, il faut l’éteindre ! Mais il faut aussi faire de la prévention des incendies ! Conserver un esprit sain dans un corps sain nécessite donc ne pas fonctionner qu’en terme de palliatif.

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Alors, comment doit-on s’y prendre pour recouvrer et conserver la santé ?

 

Ma pratique de la médecine au quotidien m’amène à recevoir en consultation un grand nombre de patients qui souffrent des effets du stress. Le stress est au cœur du problème en médecine de ville et amène les patients à devoir faire face à des conséquences plus ou moins graves sur la santé. La prévention en matière de santé doit donc, selon moi, s’envisager primordialement par la gestion préalable du stress.

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Cependant, le stress n’est pas une maladie. C’est une énergie vitale. Je m’explique : l’être humain a la faculté d’anticiper sur son avenir, c’est d’ailleurs un des paramètres qui le distingue de l’animal. Par exemple, le lion n’ira pas chasser tant qu’il n’éprouvera pas la sensation de faim. L’être humain, lui, a développé une forme d’anxiété qui dans les temps reculés de la Préhistoire, le poussait à aller chasser pour anticiper et assurer sa survie. Vu ainsi, le stress n’est donc pas une mauvaise chose ! La difficulté que nous rencontrons, c’est qu’aujourd’hui, cette anxiété ne trouve plus à se résoudre dans l’immédiateté. Il est plus difficile et surtout plus long de trouver un travail que de décider de partir à la chasse pour assurer sa subsistance ! Du coup, cette énergie se retourne contre l’être humain, elle s’intériorise et cause ainsi tous les effets dévastateurs du stress que l’on connaît : la dépression, le développement de maladies, le cancer etc. Il faut donc donner des clés aux patients pour qu’ils arrivent à utiliser cette énergie vitale et à la rendre inoffensive.

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J’explique donc à mes patients que le psychisme de l’être humain est comme une cocotte-minute. Quand la cocotte minute fume et est prête à exploser, il faut faire 3 choses : la première est de baisser le feu. C’est-à-dire qu’il faut apprendre à gérer ses émotions. En les considérant objectivement et en les analysant, on parvient à les canaliser et à ne plus se laisser déborder par elles.

Ensuite, il faut rajouter de l’eau dans la cocotte : c’est-à-dire qu’il faut penser à se faire des petits plaisirs. Le plaisir libère dans le cerveau de l’être humain des endorphines, qui aident à lutter contre la douleur. Ces petits plaisirs peuvent être simples et divers : il faut penser à soi, faire du sport, s’offrir un bon livre…

Enfin, il faut ouvrir le clapet de la cocotte-minute et utiliser la vapeur ! C’est-à-dire qu’il faut utiliser cette énergie vitale pour la consacrer à ce que j’appelle une « œuvre ». Cette œuvre est personnelle à chacun et peut être la famille, les enfants, un travail, une activité artistique etc. En effet, contrairement aux petits plaisirs, l’œuvre, elle, dure dans le temps, donne de la joie et donc, améliore la santé.

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Finalement, comment devient-on un acteur responsable de sa santé ?

 

Il faut arriver à être son propre médecin. Pour cela, il est essentiel de privilégier une bonne hygiène de vie. L’alimentation santé est par exemple primordiale et permet de prévenir de nombreux facteurs de risques. Donner au patient les clés nécessaires pour gérer son alimentation de façon saine est essentiel et il ne s’agit surtout pas de vouloir mettre tout le monde au régime ! D’ailleurs, le surpoids est bien souvent un mécanisme de compensation du stress. Il faut donc envisager une vision plus globale et l’alimentation santé concerne tout le monde, pas seulement les personnes qui ont besoin de maigrir !

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Enfin, être responsable de sa santé, c’est aussi sortir d’une conception de la santé uniquement individuelle. Chez les Grecs, l’attention portée au corps et à la santé devait avant tout être utile à la vie de la Cité et pas seulement personnelle. Chacun d’entre nous est donc concerné par l’éducation à la santé.

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Jean Léo, auteur de Docteur, vous me soignez mal ! Comment recouvrer la santé est également à l’origine du développement du site Internet Alter Homéopathie, moteur de recherche inversée des remèdes homéopathiques.

(http://alter-therapies.org/?th=homeo&hl=fr)